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Feuille d'Avis du Valais 17.10.63 - Artisans de chez nous - Jean Chevrier, cordonnier

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arollablabla
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Feuille d'Avis du Valais 17.10.63 - Artisans de chez nous - Jean Chevrier, cordonnier

Message non lu par arollablabla » 12 déc. 2018, 13:48

Artisans de chez nous
Jean CHEVRIER, cordonnier


Depuis bientôt cinquante ans, aux Haudères, un artisan travaille le cuir avec une adresse qui lui a valu une réputation mondiale. M. Jean Chevrier, cordonnier, a, en effet, commencé son travail en 1916. Établi dans ce sympathique village, il a continué à réaliser, au cours de sa carrière, un travail apprécié par des intéressés en nombre.

Que fait M. Chevrier ?

Il est cordonnier ! À partir du cuir et des éléments accessoires, il confectionne des souliers. Mais des souliers pas comme les autres : des souliers signés Chevrier !
En effet, la marque Chevrier – même si elle ne se signale pas sur le marché – est très connue.

- M. Chevrier, parlez-nous de votre travail ?
- Après mon apprentissage, je me suis établi : et dès le début, j'ai commencé à fabriquer des souliers : des souliers de montagne, militaires et ensuite des souliers de ski. Ce travail peut paraître simple et facile, mais le cordonnier est aussi un artiste. Il pense l'objet qu'il va confectionner et cherche toujours à perfectionner sa méthode de travail. On peut placer de l'art dans ce travail qui paraît, à première vue, un simple gagne-pain.
C'est ainsi que j'ai créé des souliers qui ont été admirés sur le marché et la bienfacture de mon travail m'a permis de vivre et surtout ma donné entièrement satisfaction.

À l'occasion d'une exposition internationale, à Paris, j'ai obtenu une médaille d'or. Ce fut là une joie. Mais je dirai que ma plus grande joie fut surtout de pouvoir former dans mon atelier des cordonniers qui ensuite ont excellé dans leur métier.

Le travail de cordonnier exige aussi de grandes connaissances, un sens de l'initiative, des dons d'agilité et le goût de réussir quelque chose. Dans mon atelier, où j'ai perpétué la solidité et aussi la bienfacture du travail artisanal, il faut être habile, solide, avoir du tempérament. Je ne pense pas personnellement que je sois encore un cordonnier parfait, car la perfection est difficile, même dans ce travail.

Ce que je recherche – et ceci pour défendre la qualité du travail Évolénard – c'est la présentation agréable, le confort. Je suis très satisfait de mon métier et je regrette qu'aujourd'hui les jeunes se désintéressent de ce métier.
Ne devient pas cordonnier qui veut !

Il faut un caractère solide, un goût du travail bien fini et l'intention ferme de vouloir rendre un service indispensable à autrui.

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Autres parutions dans la presse, années 1948 et 1950

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